Rebecca Kean – Cassandra O’Donnell

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Résumé :

Nouvelle-Angleterre, Burlington… Pas de délinquance, élue la ville la plus paisible des Etats-Unis, bref, un petit havre de paix pour une sorcière condamnée à mort et bien décidée à vivre discrètement et clandestinement parmi les humains. Malheureusement, en arrivant ici, je me suis vite aperçue que la réalité était tout autre et qu’il y avait plus de démons, de vampires, de loups-garous et autres prédateurs que nulle part ailleurs dans ce foutu pays. Mais ça, évidemment, ce n’est pas le genre de renseignements fournis par l’office de tourisme. Maudit soit-il…
 » Depuis le temps que je me planquais et que je filais doux, cela devait bien finir par me tomber dessus un jour. Inutile de la jouer discrète à présent, toute la communauté surnaturelle de Burlington (oui, c’est un trou perdu et pourtant, il y a foule) a découvert mon existence. « Et après ? » me direz-vous. Eh bien, une sorcière de guerre, ça ne court pas les rues. Les autres clans le savent, eux. Je suis dans une belle panade. Surtout qu’à présent, le Directum me demande d’être son Assayim. Ou, si vous préférez, son tueur à gages… « 

 

Avis:

Ce livre est un vrai coup de cœur, notamment a cause des personnages hauts en couleurs tel Rebecca et sa fille qui ont toutes les deux un caractère bien trempé.  En plus l’histoire est accrocheuse et le fait que l’auteure soit français est un petit plus.

Extraits:

  • Burlington, Vermont, Nouvelle-Angleterre, était considéré par le reste du pays comme un trou perdu.
    Charmant, mais tellemnent ennuyeux. Ca me convenait plutôt bien au début, du moins jusqu’à ce que je réalise que ce paisible petit bled abritait en secret l’une des plus vieilles communautés surnaturelles du pays. Vous me direz, rien n’est parfait…peut être, mais si j’avais su, j’y aurais regardé à deux fois avant de de venir m’y installer six mois plus tôt. Les humains de l’office du tourisme auraient dû le mentionner dans leurs prospectus. Ca aurait donné un truc du genre:
    « Venez visiter Burlington, l’été, vous pourrez pratiquer les sports nautiques ou pêcher sur le lac Champlain et l’hiver, vous pourrez faire du ski ou de la randonnée en raquettes, ah, au fait, n’oubliez pas d’amener avec vous quelques fusils munis de balles d’argent, un ou deux pieux, trois ou quatre lance-flammes, les habitants du coin sont du genre irritable… »

 

  • – Je n’appartiens à personne. Je suis libre et, croyez-moi, il est hors de question que l’un de vous se permmette de m’approcher à nouveau, lançai-je, furieuse, en courant vers la porte.
    Mais Raphael fut plus rapide.
    – N’essaie pas de quitter la ville, dit-il d’un ton rageur en m’empêchant de sortir.
    – Arrête de penser que j’ai besoin d’être protégée, bordel, dis-je d’un ton agressif. Et vire-moi ton putain de garde du corps lubrique.
    – Non. Pas tant que je n’ai pas trouvé quelqu’un d’autre.
    – Très bien, alors je lui ouvrirai mon lit jusqu’à ce que tu lui trouves un remplaçant…
    – Raphael, non! hurla Mark.
    Le bras du vampire s’était comme suspendu dans les airs, sa main à quelques centimètres de ma joue. Je reculai, saisie.
    – Le calme, le calculateur, l’impassible Raphael sur le point de perdre son sang-froid à cause d’une femme… Jamais je n’aurais cru voir ça un jour, fit- Mark.
    Raphael émit un grognement de frustation et s’assit contre le mur aussi loin possible de nous qu’il le pouvait et fit retomber ses cheveux devant son visage comme pour se cacher.
    – Je ne comprends plus rien, fis-je d’une voix douce.
    – C’est pourtant simple. Raphael ressent des émotions mais il est si peu habitué à les gérer qu’il n’arrive pas à se contrôler.
    Ça c’était pas bon. Pas bon du tout.

 

  • Il était encore très tôt, à peine 10 heures, quand Linus me ramena à la maison. En entrant dans l’appartement, je me déshabillai aussitôt, bien décidée à dormir une ou deux heures. Le manque de sommeil commençait à cruellement me taper sur le système et j’avais besoin de récupérer un peu avant d’aller fouiller la maison de Kathryn et de rendre visite aux potioneuses. Malheureusement, en entrant dans ma chambre, je m’aperçus que mon lit n’était pas vide.

    — Bruce ! hurlai-je.

    Les baby-sitters ne sont pas censés dormir dans le lit des parents des enfants qu’ils gardent, si ?

    Le loup-garou ouvrit les yeux et les écarquilla en découvrant que j’étais complètement nue.

    — Désolé. Je suis resté pour te rassurer à propos de Leonora et te dire qu’elle avait parfaitement bien déjeuné et que je l’avais déposée à l’école mais je me suis endormi.

    — Je te remercie et maintenant, dehors ! ordonnai-je.

    Il me lança un regard admiratif qui me fit rougir jusqu’aux oreilles.

    — Tu es sûre ?

    — Oui, elle l’est, fit soudain une voix derrière moi.

    Je me retournai. Les yeux de Mark étaient rouge écarlate.

    — On ne peut vraiment pas te laisser seule un instant, dit-il en respirant bruyamment.

    Génial. J’étais nue devant un loup-garou que je connaissais à peine et un démon me faisait une crise de possessivité

 

  • — Tuer ou hypnotiser des humains est interdit dans cette ville, messieurs, dis-je d’une voix glaciale, si vous avez faim, il faudra vous contenter du dépôt qui se trouve sur Main Street, on vous fournira selon vos besoins.
    Se nourrir directement à la source était proscrit par le traité dans les villes et les agglomérations de moins de 400 000 habitants. En dessous de ce chiffre, les meurtres et les disparitions risquaient d’attirer l’attention des humains et de la police. Depuis plus d’un an, les vampires étaient donc obligés de se ravitailler dans des banques de sang privées, détenues par la communauté.
    Évidemment, au début, il y avait bien eu quelques grognements et des réticences, surtout parmi les jeunes vampires, les plus sensibles à l’appel du sang. Mais après quelque temps, et l’élimination systématique des plus récalcitrants, les choses avaient fini par s’installer.
    Le grand brun me lança un regard surpris.
    — Qui es-tu?
    Je levai les yeux au ciel.
    — Quelqu’un qui va te tuer si tu continues à poser des questions idiotes, répondis-je avec agacement.
    — Elle n’a pas froid aux yeux, pas vrai, Phil? fit-il en me lançant un regard curieux.
    — Ça ne va pas durer, fit le petit grassouillet.
    Quand on est con, on est con…
    — Ça c’est sûr, dis-je en souriant.
    Une lumière rouge m’entoura tout à coup, je concentrai mon pouvoir de feu et envoyai sur le trapu vindicatif une boule d’énergie qui l’embrasa en quelques dixièmes de seconde.
    — Poussière, tu redeviendras poussière et coetera, et coetera, dis-je en me retournant vers le grand brun.
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